Mais toi tu sais pas, toi, t'es parti sans te retourner, sans même penser à ce que tu m'infligeais, sans te préoccuper de ce que j'allais endurer. Tu ne sais pas, tu ne sais pas que la douleur à mis quelques heures à emplir mon corps. Je n'ai pas dû réaliser tout de suite parce que le premier jour, j'allais bien, du moins le premier soir. Et puis, je sais pas, le lendemain, j'ai vu un poster de la plazza Mayor à Madrid, tu sais celles où il pleuvait quand on était allé en Espagne avec l'école, en troisième, sa remonte tellement maintenant. Et puis, j'ai compris, tu ne reviendrais pas, ça n'était pas comme autrefois, tu était vraiment parti et moi, tu ne te souciais pas de ce que je pouvais ressentir. Non, tu ne sais pas ce que sont mes jours depuis ce 7 Septembre. Tu ne sais pas que je me lève difficilement parce que je ne dors plus, parce que j'ai les yeux gonflés de larmes et je pense à toi dès que je me lève, en fait tu me hantes parce que même dans mes nuits tu es présent et je donnerai n'importe quoi pour pouvoir avoir au moins la nuit comme répit. Mais toi, tu ne sais pas, pas du tout, que chaque chansons que j'écoute en allant à l'école me fait penser à toi et si par mégarde je tombe sur une chanson à nous deux, du passé, alors mes yeux s'emplissent de larmes et je dois me mettre en mode essuie-glace pour pouvoir les chasser, pour ne pas trembler devant les gens, pour ne pas m'effondrer, et quand enfin j'arrive au lycée je dois encore maudire le destin parce que comme par hasard je vois soit quelqu'un de ta famille ou pire, ton Papa et ses employés alors que son entreprise n'est pas du tout à côté. Mais ça continu encore et encore, bien sur le sort s'acharne et tu t'en fous, bien sur en cours, dans des exercices je retrouve ton nom, bien trop souvent à mon goût alors qu'avant jamais, je n'aurai eu de tel exercices, mais même dans le décor des classes, je te retrouve, je te retrouve dans des gestes, des paroles qui me sont familières et même dans la rue, mille fois je crois te voir et je crois que c'est à cause de l'espoir. Puis, je redoute de rentrer chez moi, parce que je sais que je serais seule, et si je suis seule, je pense et si je pense je m'effondre et quand je m'effondre, c'est pas beau à voir tu sais, l'½il noir, triste, sans éclat, je suis toute faible et pas belle à voir. Et puis l'espoir, je sais pas comment mais j'en ai encore te concernant, le week-end ou les jours où tu n'as pas école, j'attend que tu m'appel, que tu m'envoies un texto ou que tu sois devant chez moi, oui, peut-être que c'est pour ça que je me couche si tard, que je reste plus longtemps maquillée. Mais non ,tu es parti et pour de bon et tu ne sais pas, tu ne sais pas tout ce que j'endure, tu ne sais pas que je tremble, que j'ai peur, que je pleure, que j'ai des nausées, que j'ai des vertiges, que j'ai peur de nouveau de la foule, que j'ai peur que ce soit vraiment la dernière fois que tu m'ait parlé. Parce que tu sais, t'étais celui que je voulais, mon homme parfait non, tu ne l'es pas bien au contraire, mais pour moi tu me convenais alors ben vu que c'était toi ou personne et ben ce sera personne. Je ne finirais pas seule, non, quand je pourrais masquer la douleur, un autre viendra mais je penserai toujours à toi, parce que c'était toi et pas un autre. Je ferais juste simplement semblant de l'aimer ! ! ! Et si un jour tu venais, que tu me disais, que tu m'embarquerai, alors je laisserai tout tomber, mari, enfant, boulot, famille... Pour toi, c'est bête mais c'est ce que je suis prête à faire, oh bien sur il faudrait que je sois sur que ça en vailles le coup, mais si c'est le cas, crois-moi je ferai tout pour toi. Mais toi, tu es parti, et tu ne sais pas, oh non, tu ne sais pas ce que je vis ! ! !
Texte de Moi.